A propos

Pêcheur en apnée depuis toujours, je suis venu à la plongée pour mieux appréhender les épaves sur lesquelles je plongeais. Les bouteilles n’étaient pour moi qu’un moyen d’observer plus longtemps ces récifs artificiels et d’y contempler la vie qui s’y développait. Comme beaucoup de plongeurs, la majorité des photos que je prenais reflétaient la biodiversité mais ceci toujours en gros plan. Finalement, de ces épaves, je ne retenais rien !
Puis un jour, je suis tombé sur les livres d’Alain Richard “Plongée en côte d’opale” qui décrivaient avec passion, méthodologie et rigueur l’histoire de ces tôles oubliées. Soudainement cette ferraille était devenue vivante, avec une histoire mais aussi celle des hommes qui l’ont côtoyée. Ma vision de la plongée venait de changer, maintenant je plongeais pour l’épave et non plus pour la vie qui l’habitait.
Pendant longtemps, je me suis contenté de dévorer la littérature existante sans jamais penser pouvoir être un acteur de ces découvertes, puis le covid est arrivé en 2020 !
Bloqué à terre, je me suis mis au défit d’essayer d’identifier les épaves à l’histoire inconnue depuis plus de 20 ans, sur lesquelles nous plongions avec mon club. A ma grande surprise, ce fut un succès avec l’identification de ma première épave, le M3800 au large de Merlimont. Au travers de mes recherches, j’ai découvert aussi la photogrammétrie et le potentiel qu’elle offre pour la recherche sous marine, particulièrement dans nos zones à la visibilité capricieuse. Ce fut un autre défit de taille qui commence enfin à payer.
Voila, la passion des épaves est maintenant ancrée en moi !
Peu de gens peuvent comprendre cet intérêt pour ces tôles rouillées et salées mais si vous êtes ici c’est que vous êtes certainement un peu comme moi 😉
Un grand merci à Claude Trepagne pour l’historique de la plongée Berckoise, à Alain et Ingrid Richard, à Jean-François JEU pour l’écriture des livres “plongées en côte d’opale” qui m’ont fait découvrir cette passion, au GRIEME avec qui je prend un immense plaisir à collaborer et aux plongeurs de la palme Berckoise qui m’accompagnent dans mes recherches : Bernard, Pascal, René et Adrien.
Jérôme.